三探央行数字货币:透过专利看“超级货币”蓝图

Troisième exploration des monnaies numériques émises par les banques centrales : le plan d’une « monnaie super » vu à travers les brevets

BroadChainBroadChain08/04/2020 11:06
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Résumé

Les prestataires de services disposant d’une expérience en paiement et détenant une licence pourraient devenir des opérateurs de portefeuilles DCEP.

1.1 Contexte

La Banque populaire de Chine (ci-après dénommée « la Banque centrale ») étudie depuis longtemps la création d’une monnaie numérique souveraine, dont le lancement est imminent. Depuis 2014, la Banque centrale a constitué une équipe spécialisée de recherche sur la monnaie numérique souveraine. À la fin de 2019, le magazine Caijing indiquait que la monnaie numérique électronique de paiement (Digital Currency Electronic Payment, DCEP) était en cours de test à Shenzhen et se trouvait à la veille de son lancement, prêtant à être déployée dans des scénarios concrets de la vie quotidienne. En janvier 2020, la Banque centrale annonçait avoir essentiellement achevé la conception globale, l’établissement des normes, le développement fonctionnel et les tests conjoints du système de monnaie numérique souveraine.

En avril 2020, lors de la réunion téléphonique nationale annuelle consacrée à la gestion des espèces et à la sécurité, la Banque centrale a souligné la nécessité de renforcer la conception globale et de poursuivre résolument le développement de la monnaie numérique souveraine, tout en menant systématiquement la réforme des systèmes d’émission et de retrait des espèces, ainsi qu’en accélérant la transformation des activités de traitement des billets, de la garde des réserves d’émission et du transport des fonds d’émission.

Le DCEP serait actuellement en phase de test. Selon le rapport publié par Caijing sur le plan pilote du DCEP, les autorités de régulation et le cadre du programme pilote ont été clairement définis :

1) Autorités de régulation : Le DCEP est piloté par le Bureau de la monnaie et des métaux précieux de la Banque centrale, tandis que l’Institut de recherche sur la monnaie numérique de la Banque centrale en assure la mise en œuvre concrète. La Division de la monnaie numérique et de la lutte contre la contrefaçon, rattachée au Bureau de la monnaie et des métaux précieux, constitue le seul département officiel chargé spécifiquement du DCEP.

2) Institutions pilotes : Les quatre grandes banques commerciales publiques (Banque industrielle et commerciale de Chine, Banque agricole de Chine, Banque de Chine et Banque de construction de Chine), ainsi que les trois opérateurs de télécommunications (China Mobile, China Telecom et China Unicom).

3) Scénarios pilotes : Transports, éducation, santé, consommation, etc., visant directement les utilisateurs finaux (segment C). Les banques pilotes pourront choisir librement les scénarios pilotes en fonction de leurs atouts spécifiques.

4) Lieux pilotes : Le DCEP est actuellement testé à Shenzhen et pourrait également être déployé à Suzhou. Récemment, la société fintech de la région du delta du Yangtsé, filiale de la Banque centrale, recrute activement des talents spécialisés dans la technologie blockchain. Par ailleurs, les quatre grandes banques ont toutes établi à Pékin des groupes de développement fermé dédiés au DCEP.

5) Calendrier pilote : Le déploiement s’effectue en deux phases — un test restreint dans des scénarios fermés à la fin de 2019, suivi d’un déploiement à grande échelle à Shenzhen en 2020.

6) Avancement du projet pilote : Les travaux de test relatifs aux normes techniques du DCEP et à l’intégration avec les systèmes de paiement sont menés simultanément.

Plusieurs raisons motivent le lancement du DCEP. Selon les déclarations publiques des responsables de la Banque centrale, les principales motivations sont les suivantes :

1. S’inscrire dans la vague de l’économie numérique afin d’accélérer son développement.

2. Le système actuel des billets de banque présente plusieurs inconvénients : (1) des coûts élevés liés à l’émission, à l’impression, au retrait et au stockage, ainsi qu’un réseau de distribution complexe comportant de nombreux niveaux ; (2) une faible praticité d’utilisation ; (3) une vulnérabilité à la contrefaçon et un anonymat non contrôlé, ce qui expose à des risques d’activités illégales telles que le blanchiment d’argent.

3. Réduire la demande du public pour les cryptomonnaies privées et défendre la souveraineté monétaire nationale.

4. Créer les conditions d’une politique de taux d’intérêt négatif, en supprimant mécaniquement la contrainte exercée par le retrait physique de liquidités sur la mise en œuvre d’une telle politique.

1.2 Une perspective différente de celle du marché

Les prestataires de services disposant d’une expérience avérée dans le domaine des paiements et titulaires des licences adéquates pourraient devenir des opérateurs de portefeuilles DCEP. Le marché considère que le DCEP repose sur un modèle de gestion en deux couches (« Banque centrale – banques commerciales »), excluant toute participation d’acteurs extérieurs au secteur bancaire. Toutefois, selon les brevets déposés par la Banque centrale, nous constatons que les « portefeuilles » destinés à stocker le DCEP pourraient permettre des fonctions de transfert et de paiement sans dépendre directement d’un compte bancaire. Nous estimons donc que les prestataires de services expérimentés et agréés pourraient intégrer la chaîne de valeur du DCEP et percevoir des frais pour leurs services de paiement.

Le DCEP pourrait intégrer des fonctionnalités de contrat intelligent afin d’assurer une émission ciblée et un suivi renforcé. Le marché perçoit le DCEP comme une simple version numérique de la monnaie fiduciaire. Or, nous pensons que le marché sous-estime à la fois la vision stratégique du DCEP et ses effets potentiels concrets. En tant que monnaie numérique équivalente à l’argent liquide, le DCEP vise notamment à résoudre le problème de traçabilité inhérent aux espèces physiques. Selon les brevets déposés par la Banque centrale, cette finalité pourrait être atteinte grâce à l’intégration de contrats intelligents, rendant le DCEP effectif uniquement sous certaines conditions prédéfinies (par exemple, un contexte économique spécifique, un moment précis, un taux d’intérêt déterminé ou un bénéficiaire désigné).

Le support physique du DCEP pourrait inclure des cartes à puce intelligentes. Le marché considère que le DCEP ne sera accessible que via une application mobile. Toutefois, d’après les brevets déposés par la Banque centrale, nous estimons que celle-ci envisage également d’autres supports physiques, tels que les cartes à puce intelligentes, notamment dans le cadre des propositions formulées par l’Institut de recherche sur les technologies d’impression monétaire. Dans ce cas, les fabricants de puces dotées de capacités sécurisées de stockage bénéficieraient également de cette évolution.

Les opportunités offertes par le DCEP en matière de sécurité des transactions et de développement d’applications ne doivent pas être négligées. Le marché considère que les opportunités d’investissement liées au DCEP se limitent aux domaines de l’authentification des identités et des services de paiement. Nous estimons, quant à nous, que les opportunités liées à la sécurité des transactions et au développement d’applications sont tout aussi significatives. Par exemple, le DCEP étant plus sûr que les dépôts bancaires tout en ayant la même valeur nominale, un marché parallèle informel pourrait émerger autour du DCEP, un risque qui mérite une attention particulière. En outre, selon les déclarations du directeur de l’Institut de recherche sur la monnaie numérique de la Banque centrale, Yao Qian, et d’autres responsables, ainsi que les brevets déposés par la Banque centrale, le DCEP pourrait participer à des processus de mise en relation entre investisseurs et emprunteurs ou à d’autres scénarios d’application, ce qui représente une opportunité majeure à surveiller de près par les fournisseurs concernés.

1.3 Recommandations d’investissement

Nous recommandons de se concentrer sur la chaîne de valeur du DCEP et de privilégier trois axes principaux : « IT bancaire », « authentification des identités » et « services de paiement » :

1) IT bancaire. Que ce soit pour développer le système de monnaie numérique pour la Banque centrale ou pour les banques commerciales, ou encore pour ajouter des champs spécifiques au DCEP ou développer des systèmes d’accès utilisateur et d’applications, les prestataires de services informatiques bancaires sont indispensables. Exemples : Kingsoft Blue Sky Software, Changliang Technology, Foursis.

2) Authentification des identités. Dans les brevets liés à la monnaie numérique déposés par la Banque populaire de Chine, l’authentification des identités constitue une composante indispensable, reposant sur des technologies cryptographiques et sur des certifications d’autorité de certification (CA). Nous sommes particulièrement favorables aux entreprises disposant de réserves technologiques dans ces domaines, telles que Wistron, Digital Certification et格尔Software (Gel Software).

3) Services de paiement. Bien que le DCEP repose sur un modèle de gestion en deux couches (« Banque centrale – banques commerciales »), nos analyses des brevets montrent que des « prestataires de services de portefeuilles » extérieurs au secteur bancaire pourraient également jouer un rôle important. Les entreprises disposant d’une expérience avérée dans les paiements électroniques ou titulaires des licences appropriées pourraient ainsi être sélectionnées pour participer aux tests pilotes. Exemples : Hailian Jinhuì, Newland.

Par ailleurs, les quatre grandes banques commerciales (ICBC, ABC, BOC, CCB) assumeront la responsabilité de fournir la monnaie numérique au grand public, tandis que les trois opérateurs de télécommunications (China Mobile, China Telecom, China Unicom) pourraient contribuer à la modernisation des systèmes informatiques bancaires. Les institutions qui servent ces grandes banques et opérateurs auront également des perspectives prometteuses dans le développement du DCEP.

1.4 Mises en garde relatives aux risques

Ralentissement du développement de la monnaie numérique souveraine par la Banque centrale ou déploiement effectif moins rapide que prévu.