BroadChain a appris, via Cointelegraph ce 11 avril, que Kaitlin Martin, analyste principale du renseignement chez Chainalysis, a mis en garde les compagnies maritimes. Selon elle, le recours aux cryptomonnaies pour régler des frais de transit susceptibles d'être reversés à l'Iran pourrait exposer ces entreprises à de graves risques de sanctions.
Martin a précisé que, dans le cadre réglementaire actuel, tout paiement effectué au régime iranien — y compris pour le passage par des voies navigables stratégiques — pourrait être interprété comme un « soutien matériel ». Les entreprises s'exposeraient ainsi à des violations des restrictions américaines et internationales.
« Une telle pratique comporte des risques majeurs de contournement des sanctions, d'autant que la Garde révolutionnaire iranienne est sanctionnée par plusieurs juridictions et que l'Iran fait l'objet d'un régime de sanctions globales de la part des États-Unis », a-t-elle expliqué.
Des rapports antérieurs évoquent la possibilité que l'Iran envisage de percevoir ses frais de transit en cryptomonnaies. Bien qu'aucune confirmation officielle n'ait été apportée, le président américain Donald Trump a déjà averti qu'il ne tolérerait aucune tentative de Téhéran d'imposer des péages aux navires empruntant cette voie maritime stratégique.
